mardi 16 novembre 2010

VILLEVUE: À PROPOS DE GROCHE

Il pointe ses moustaches de temps à autre ce gros chat qui balade ses paluches sur tous les balcons du voisinage et à chaque matin je lui invente une histoire, histoire de lui en fournir une au moins. Ce matin il revient de la chasse il sait qu'on est pas d'accord là-dessus mais à 5:30 du mat c'est la dernière chose que j'ai envie de faire, m'argumenter sur la chasse avec un matou mité. C'est bien assez qu'à partir de la fête de St-Hubert les chasseurs tirent sur les canards du coincoin qui en  ont rien à foutrent de ces tuyaux qui crachent des balles soutenus par des humains à carreaux qui les placent sous leurs aisselles, pas les canards mais les tuyaux, eux les canards, pas les chasseurs, sont délogés de leur nid à coup de powpow et vive la compagnie des hommes. Au bout de l'île de Montréal où j'habite encore pour quelques mois je vais quitter mes canards et mes connards et après un café chaud au Mousse Café je vais prendre le temps de retourner dans mon ancien quartier pour reprendre avec Groche la discussion que nous n'avons pas eue...à propos de l'homme et de son canard...

Au bout de l'île de Montréal vivent en toute liberté ces grands échassiers que l'on chassait à l'époque pour faire du plumage de leurs ailes des plumeaux, ce que c'est bien d'être humain.
Les hérons bleus ne sont plus protégés car ils sont saufs maintenant. Ces périscopes braqués sur nous chassent eux tout doucement pour leur survie et n'étalent jamais leur prise sur l'écorce des arbres.


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